Comment réduire ses déchets ménagers et assimilables ?

590, la quantité de déchets ménagers et assimilables en kilogrammes produits en moyenne par un Français, par an. La croissance économique et démographique couplée aux technologies qui n’ont de cesse de progresser, l’évolution des modes de vie et des habitudes de consommation, tous impactent fortement sur l’augmentation de la quantité des déchets produits. Pour l’anecdote, un Français produisait moins de 200 kilogrammes dans les années 60, dépassait à peine les 300 au début des années 90. Face à cette production de plus en plus croissante et rapide dans le temps, de nombreuses actions de prévention des déchets sont mises en œuvre. Quelle qu'elle soit, les objectifs restent les mêmes à savoir la réduction, le réemploi, le recyclage et la valorisation. La prévention des déchets prône un changement dans les habitudes de consommation et entend bien mettre fin au « tout jetable ». Dans cette veine, le principe qui dit que « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas » en est d’ailleurs le leitmotiv. Dès lors, comment changer les pratiques et éviter la production des déchets ?

Ces gestes qui permettent de réduire le volume de ses déchets

La prévention des déchets s’inscrit dans les politiques publiques définies tant sur le niveau national qu’à l’échelle européenne. La directive-cadre européenne de 2008, la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance verte ainsi que le Plan National de Prévention des Déchets 2014-2020 notamment, intègrent cette notion de réduction, de réemploi, de recyclage, mais aussi une stratégie d’économie circulaire. Mais concrètement, comment cela se traduit-il à l’échelle du foyer ?

Moins jeter, c’est possible pour tous. Et, pour y arriver, il suffit d’adopter les bons gestes. 

Avant de déposer en déchetterie les équipements électriques et électroniques – appelés DEEE – ces derniers peuvent être réparés. Et, pour cela il n’est pas toujours indispensable de faire appel à un réparateur. Sur le net, de nombreuses pièces détachées et accessoires pour tous les types d’appareils permettent de leur donner une seconde vie. En parallèle, lors des achats, il est possible de bannir les produits jetables, suremballés. Mieux vaut privilégier les produits faits maison, avantager les recharges et ce qui peut être réutilisé à l’image des piles rechargeables, de récipients en plastique, de stylo rechargeable notamment. Ensuite, il est tout à fait possible de réduire sa consommation de papier en privilégiant les services en ligne – eau, électricité, gaz, cantine des enfants, impôts notamment – voire de refuser les publicités dans la boîte aux lettres. Ensuite, rien de tel que de trier ses emballages ménagers en respectant les consignes de tri de sa commune via un boîtier connecté par exemple. Concernant les déchets putrescibles – épluchures de légumes, restes de repas par exemple – qui représentent 45 kilogrammes par habitant et par an, mieux vaut les composter au fond de son jardin ou utiliser le composteur collectif près de son domicile. Quant aux médicaments, pots de peinture, clichés de radio, ampoules notamment, tous ces produits dangereux seront bien mieux traités s’ils sont rapportés en magasin, en pharmacie ou encore en déchetterie selon le cas. Parce que 30 à 50% de la nourriture achetée finit à la poubelle, mieux vaut faire une liste des denrées à acheter et planifier à l’avance des menus pour éviter le gaspillage alimentaire. Et, pour finir, au lieu de jeter, se demander s’il n’est pas plus opportun de donner. De nombreuses associations récupèrent des jouets, des livres, des vêtements, du mobilier pour leur donner une deuxième vie. 

Autant d’astuces qui permettent certes de réduire le volume de sa poubelle, mais surtout de respecter l’environnement, d’économiser les ressources et de faire au final des économies. Finalement, en réduisant tous nos déchets, on a tous à y gagner !

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